En résumé : j’ai détesté !
Tout a commencé banalement…. Bout’Chou est au lit et à présent qu’il commence à bien dormir et que je peux tenir quelques temps sans m’endormir avec les poules, on a décidé avec Choupinou de regarder un film dans le lit (avec un son pas trop fort, tout ça, pour que mon oreille de jeune mère soit rassurée durant le temps du film). On ne savait pas trop quoi choisir dans la liste. Il faut dire que ça n’est qu’une longue liste de titres, ni plus ni moins. On avait dit à Choupinou qu’il était bien. N’ayant aucune préférence : pourquoi pas ? D’habitude, les films de Choupinou sont de la SF, et ne sont pas non plus trop prise de tête. Dans le pire des cas, je peux m’assoupir.
Comme j’étais loin de la réalité….
Ce film m’a angoissée toute la nuit, j’ai vraiment très mal dormi après ! Et pour oublier ce film, je n’ai pas cessé d’essayer de me repasser tout Le Roi Lion dans ma tête (ça aide de connaître les dialogues par coeur !). Ce n’est que le lendemain matin que je peux enfin me vider complètement de cette angoisse en regardant les différents avis sur ce film, et que je peux enfin l’extérioriser comme il se doit : je dormirai Bien la nuit prochaine !
Bref, The Divide, c’est un film qui a repris Encore une fois le thème du « le huis-clos entraîne forcément la décadence humaine ». Encore. Et le réalisateur ne s’est pas privé pour mettre en scène ses pensées gores sur le sujet. Et ça, ça me donne envie de vomir à chaque fois. Parce que bien évidemment, les pensées gores sont purement sexuelles et sado-masochistes à fond. Evidemment. Non, vraiment, il ne pouvait pas être un peu plus original et avoir des personnages qui savaient ne pas être des animaux ?
Donc, au départ, nous avons huit voisins qui se retrouvent enfermés dans le bunker construit et aménagé par leur chargé d’immeuble depuis le 11 septembre, en prévision de ce qui arrive : une bombe nucléaire s’abat sur New-York. Hors de question de sortir à cause de la poussière radioactive et des rayons, tout ça tout ça… Enfin, quand on sait que le rayonnement nucléaire de Tchernobyl est toujours dangereux, ils devraient savoir qu’ils sont enfermés pour un gros bout de temps et je doute que le concierge ait même pour lui tout seul, prévu autant d’eau et de vivre pour vivre plus de vingt ans sous terre…
Bref, la première partie du film est on ne peut plus classique : les esprits s’échauffent un brin, mais y’a encore un semblant d’autorité naturelle et de respect mutuel. Même si le groupe commence à se mettre contre le concierge un peu timbré qui rationne un max les vivres et l’eau (à vrai dire, comment lui en vouloir, c’est un brin logique !). Et puis bizarrement, les seules conserves qu’il a entreposé, ce sont des fayots. Non, il n’aurait jamais pensé à acheter Autre Chose en conserve ? Genre des raviolis pour avoir un peu de viande ?
Et puis, d’un coup, nous avons des hommes en combinaison blanche qui débarquent et enlèvent sans explication la fillette du groupe, et laissent les autres, voir leur tirent dessus. Pourquoi ? Aucune réponse. Pas d’explication, mais le groupe réussit quand même à en buter deux. La fillette est bien enlevée, sa mère hurle à la mort et devient un peu tarée sur les bords.
Le groupe prend les combinaisons étanches des morts, y’en a un qui va sortir avec, histoire de savoir ce qu’il se passe et où est passé la gosse. Bon déjà, la porte est reliée par des tunnels en plastique et même pas dix mètres plus loin, y’a une sorte de labo… pourquoi si près ? Aucune idée. Bref, les gars en combi ont rasé la tête des enfants et les ont mis en hibernation dans l’eau, les gamins ont des patchs sur les yeux mais respirent toujours. Pourquoi ? Aucune explication non plus, mais avec un peu de jugeote, on se dit « on sait que les gars parlent américains, perso, je pense qu’ils essaient d’évacuer les radiations des enfants, histoire de sauver peut-être le futur de l’humanité, enfin de New-York ». Mais bon, dans le groupe, aucun ne pense à ça, surtout pas celui qui est allé dehors. Celui-là sort à la mère que la gamine est morte. Tandis que les gars du dehors vont souder la porte menant à l’extérieur, parce qu’à l’intérieur y’a que des gens qui leur tirent dessus et viennent les infiltrer. Bref, en gros, tout ce passage est parfaitement inutile : aucune explication, aucun développement dessus, on revient à la situation initiale : le groupe est enfermé dans le bunker.
Ah non, y’a plus de gosse à l’intérieur, alors à présent on va mettre du sexe. Bah oui, la mère a décidé maintenant de vendre son corps à celui qui a découpé les corps des cadavres pour les jeter dans les latrines (mais pourquoi ne pas avoir enlevé la planche des latrines pour mettre le corps tout entier dedans) pour pas que ça sente trop mauvais à l’intérieur. Bah oui, forcément, premier pas chez les animaux : la femelle s’offre à un mâle ayant prouvé qu’il était un peu taré pour découper des corps, et l’ennui aidant faut forcément que ça soit sauvage et dépravé…
Et puis bon, on découvre que le concierge, il a une pièce secrète où il conserve la nourriture (ah bon ? Les boîtes de conserve n’apparaissaient pas toutes seules ? C’est logique, ils avaient aperçu les rayons de supermarché avant ?). Résultat, tout le reste du groupe n’est pas content, et comme « il n’y a plus d’espoir dehors, alors on peut être violent voyons ». Donc, y’en a deux qui décident de l’attacher sur une chaise, de le torturer pour qu’il délivre le code (la date du 11 septembre… franchement facile à deviner vu le genre du concierge, ils auraient pu essayer sans lui demander avant…), et lui coupe même le doigt. Vu qu’apparemment ils deviennent tous tarés, le découpeur décide de garder le doigt en pendentif, chouette. Il partage même sa gentille nouvelle esclave sexuelle avec son nouveau pote et là, chouette, on a tous les fantasmes débridés du genre qui arrivent… Cool. Les deux nouveaux chefs passent leur temps à violer, assouvir leur appétit sexuel, frapper, et tout ce que vous pouvez imaginer pour passer le temps. Trop cool. Voilà l’excuse : plus d’espoir dehors (y’en avait déjà vu le temps que la radioactivité met pour s’en aller d’un lieu), alors forcément, les hommes redeviennent des bêtes, et les femmes « faut être gentille avec les hommes, ils voudront du sexe tôt ou tard et faut se mettre à leur disposition ».
Voilà…
On sait comment ça va se finir : il n’y aura qu’un seul survivant (et ce sera la seule autre fille qui aura un tant soit peu conservé sa dignité), elle aussi finira par tuer quelqu’un (égorger l’un des types avec le couvercle d’une boîte de conserve, continuons dans le trash !). Bref, il ne reste qu’une seule combinaison étanche, une sortie…. elle la met, prend des vivres (ce qui est stupide, pour manger il faudra enlever la combinaison étanche qui ne servira donc à rien) et condamne les deux autres survivants pour arriver dans une ville morte avec plein de poussière radioactive, donc elle aussi elle va crever. Donc tout le monde crève, et il valait mieux crever dans l’explosion première : moins de souffrance, moins d’horreur, résultat qui revient au même.
Au final, un film complètement inutile, qui ne met en scène que les pensées les plus trashs de son réalisateur. On en a déjà vu des tas comme ça, ptêt mieux faits d’ailleurs, avec moins d’incohérence (ahah, on devrait en faire une petite liste des incohérences : on est sales mais on a un splendide brushing, les filles sont parfaitement épilées, des muscles qui ne fondent pas du tout alors qu’ils ne mangent absolument pas de protéines, des persos sans cerveau réel…. oui oui, c’est une incohérence qu’ils ne prennent pas deux secondes pour réfléchir… et tant d’autres). Un film qui ne sert à rien et qui m’a valu une mauvaise nuit tellement je déteste la violence, la dépravation et le trash gratuits…
Fuyez !