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Derrière cette unique lettre se cache le premier roman de Cycy Anne Foyle.

A vrai dire, je me suis intéressée un peu par hasard au travail de Cycy sur internet. A la base, Orpheelin dessinait un de ses personnages, Loki, et je l’ai trouvé si intéressant que je me suis ensuite penchée sur l’univers de Cycy, et à sa prose !

Et ma foi, je ne fus pas déçue par ce roman !

En fait, l’écriture est si naturelle que la lecture se poursuit toute seule. Les mots volent sans qu’on n’en ressente la moindre fatigue, c’est si fluide, si vivant, si réel que c’en est un véritable bonheur ! Le livre se gobe tout seul !
De plus, les personnages ne sont pas en reste : vivants, divers et variés ! En plus, c’est typiquement le genre de mauvaises têtes que j’aime ! En fait, j’ai l’impression qu’ils sont tellement vivants que ce sont eux qui donnent du corps au livre, qui rendent ce récit si animé ! Une véritable réussite. Si je trouve cet exercice plus simple pour les livres en anglais, c’est un véritable défi pour les écrivains français avec notre langue et ses codes si alambiqués.
Et pour ne pas finir sur une mauvaise note, l’histoire est sympa, chouette et entraînante. Originale aussi, ayant un cadre moins original. Mais l’angle pris fait que nous sommes justement entraînés dans ce tourbillon et ce nouvel univers !
Oui, oui, les anges et les démons, c’est du déjà vu et revu, mais c’est ce qui est bien dans ce livre : on a beau connaître le cadre général, la peinture est si colorée qu’on l’oublie pour suivre ces nouveaux personnages avec délice ! Oubliez les Marc Levy et consort qui nous en repasse encore et toujours ! Non, Cycy nous donne tout ce qui peut plaire à tous : du fantastique, des personnages riches et une prose si fluide qu’on visualise totalement son univers.

On en redemande encore et toujours, et ça tombe bien : il va y avoir un deuxième tome ! :D

La seconde chute d’Ervalon

La seconde chute d’Ervalon
La seconde chute d’Ervalon

J’avais commencé le premier tome il y a quelques mois.

Pour le coup, mon avis sera assez court : il m’a si peu intéressé que je ne l’ai pas terminé. Pourtant, l’introduction était pour le moins alléchante, la couverture aussi. Nous avons une jeune fille qui fait de drôles de rêves….
Mais la mise en bouche s’arrête bien là. Dès le premier chapitre, le soufflé retombe.

On comprend vite que l’on a devant nos yeux un récit tout à fait classique d’héroic-fantasy. J’avais l’impression d’être dans un jeu de rôle de base, ou encore de jouer à un RPG : les personnages sont définis avant tout par leur classe et bizarrement, ils se retrouvent tous en un groupe sans trop se poser de questions (allez, partons ensemble à l’aventure ! On se connaît depuis trois secondes, mais j’abandonne mon petit frère qu’on vient tout juste de sauver pour rester avec vous avec qui je ne m’entends pas !) et des personnages importants leur assignent des missions alors qu’ils viennent juste d’arriver en ville, sont des newbies débarqués d’un village de montagnes, et ces derniers doivent sauver le royaume youhou ! Alors que tous les meilleurs soldats du royaume laissent leur vie, non, eux petits djeunz sans expérience arrivent à sauver plusieurs villages des méchants pillards.

Non, vraiment, l’impression de jeu de rôle est vraiment frappante : on a notre équipe qui se met ensemble parce-qu’il faut bien jouer ensemble, chacun a sa classe (le guerrier, le mage, la prêtresse, le chasseur… etc), chacun va avoir une destinée exceptionnelle, une mystérieuse prophétie les poursuit, ils ont des missions à accomplir et ils y arrivent sans aucune blessure ni perte… Et oui, l’action prédomine sur la personnalité assez fade au fond des héros. Pas d’impression de distance, pas d’impression de difficulté ou de peur, tout cela ne m’a pas convaincue de poursuivre ce premier tome (j’en étais aux trois quarts pourtant !).

Qui sait si le contenu s’approfondit dans les deux tomes suivants ? Malheureusement, il faut se manger un premier tome sans saveur, et c’est beaucoup beaucoup trop long, ennuyant, quand on a quelques lectures derrière soi (et surtout des heures de JdR).

Enfin, ceux qui aiment le classique, sans surprise et une lecture sans fioriture de style (voir brute, un peu comme dans la Mallorée), la saga devrait convenir. Ou peut-être pour de jeunes lecteurs également qui se mettent au genre !

Oh my God !

Oh my God !
Oh my God !

Avec Grand Namour, on se remet de temps à autre à regarder des films le soir (du moins on essaie, quand Tit Namour nous en laisse l’occasion !), même si c’est plus simple de les regarder l’après-midi (mais Grand Namour travaille !).

De ce fait, l’autre soir, il m’a mis Oh my God ! Evidemment, comme d’habitude, je n’ai aucune idée de quoi il retourne. Je fais (malheureusement parfois) confiance à Grand Namour. Enfin, disons que je le laisse choisir pour qu’il se fasse un peu plaisir, puisque je peux avoir l’occasion de regarder mes films à un autre moment. Grand Namour n’aime généralement pas les films que j’aime, sauf à de rares exceptions.

Bref, Oh my God se lance, et là nous voyons le logo ARTE s’afficher. Mince ! Mauvais pressentiment ! La dernière fois nous étions tombé sur un film ennuyant au possible malgré un propos intéressant… Serait-ce du même type ? La scène d’introduction apparaît et… j’accroche !

Tout d’abord, c’est un film d’époque, en costume donc. Avec une attitude d’époque, c’est à dire avec plein de principes coincés de la part de la bourgeoisie. Et justement, on est là : en pleine bourgeoisie. Notre héros est un jeune médecin qui se tient au courant des dernières pratiques : on en est à la découverte des microbes, des germes, et il essaie de faire passer l’idée que se laver les mains limiterait la propagation de maladies ou d’infections. De même que de garder une blessure propre avec des bandages propres.
Tout le monde ne l’entend pas de la même manière et il se fait régulièrement congédier par ses collègues, médecins plus âgés ancrés dans leurs habitudes. Jusqu’au jour où il se fait engager chez un médecin spécialiste de l’hystérie, cette maladie dont souffre la moitié des femmes d’Angleterre.

Déjà, ce médecin a une pratique assez incongrue pour guérir l’hystérie…. Et c’est assez désopilant de le voir pratiquer son art de manière aussi sérieuse et guindée tandis que la patiente est en train d’avoir un orgasme sur la table gynécologique….
Hey oui, son remède, c’était de leur faire un massage vaginal jusqu’à ce qu’elles atteignent le plaisir ultime, histoire de ne plus avoir de pensées « impies » (c’est à dire d’avoir des envies sexuelles tout simplement XD).
Autant dire que le simple principe de voir que le plaisir féminin était considéré comme un acte médical donne toute l’ampleur de la fracture sociale avec notre époque. Quelle avancée ! Et ne parlons pas de Charlotte, féministe que tout le monde croit atteinte d’hystérie démente, alors que ce n’est que passion, conviction et simple logique qui l’animent. Les hommes avaient bien des progrès à faire pour considérer les femmes sous un autre oeil !

Le propos du film ? Oh, l’invention du vibromasseur ! Autant dire que ça peut être un argument de poids pour le faire voir à ces messieurs sans qu’ils ne rechignent !
Pour les filles, nous avons tous les ingrédients d’un bon film à regarder pour se détendre : de beaux costumes, de bons acteurs, un triangle amoureux, des propos féministes intelligents !

Non, vraiment, une bonne surprise, un bon petit film à voir sans se prendre la tête !

The Divide

The Divide
The Divide

En résumé : j’ai détesté !

Tout a commencé banalement…. Bout’Chou est au lit et à présent qu’il commence à bien dormir et que je peux tenir quelques temps sans m’endormir avec les poules, on a décidé avec Choupinou de regarder un film dans le lit (avec un son pas trop fort, tout ça, pour que mon oreille de jeune mère soit rassurée durant le temps du film). On ne savait pas trop quoi choisir dans la liste. Il faut dire que ça n’est qu’une longue liste de titres, ni plus ni moins. On avait dit à Choupinou qu’il était bien. N’ayant aucune préférence : pourquoi pas ? D’habitude, les films de Choupinou sont de la SF, et ne sont pas non plus trop prise de tête. Dans le pire des cas, je peux m’assoupir.

Comme j’étais loin de la réalité….
Ce film m’a angoissée toute la nuit, j’ai vraiment très mal dormi après ! Et pour oublier ce film, je n’ai pas cessé d’essayer de me repasser tout Le Roi Lion dans ma tête (ça aide de connaître les dialogues par coeur !). Ce n’est que le lendemain matin que je peux enfin me vider complètement de cette angoisse en regardant les différents avis sur ce film, et que je peux enfin l’extérioriser comme il se doit : je dormirai Bien la nuit prochaine !

Bref, The Divide, c’est un film qui a repris Encore une fois le thème du « le huis-clos entraîne forcément la décadence humaine ». Encore. Et le réalisateur ne s’est pas privé pour mettre en scène ses pensées gores sur le sujet. Et ça, ça me donne envie de vomir à chaque fois. Parce que bien évidemment, les pensées gores sont purement sexuelles et sado-masochistes à fond. Evidemment. Non, vraiment, il ne pouvait pas être un peu plus original et avoir des personnages qui savaient ne pas être des animaux ?

Donc, au départ, nous avons huit voisins qui se retrouvent enfermés dans le bunker construit et aménagé par leur chargé d’immeuble depuis le 11 septembre, en prévision de ce qui arrive : une bombe nucléaire s’abat sur New-York. Hors de question de sortir à cause de la poussière radioactive et des rayons, tout ça tout ça… Enfin, quand on sait que le rayonnement nucléaire de Tchernobyl est toujours dangereux, ils devraient savoir qu’ils sont enfermés pour un gros bout de temps et je doute que le concierge ait même pour lui tout seul, prévu autant d’eau et de vivre pour vivre plus de vingt ans sous terre…

Bref, la première partie du film est on ne peut plus classique : les esprits s’échauffent un brin, mais y’a encore un semblant d’autorité naturelle et de respect mutuel. Même si le groupe commence à se mettre contre le concierge un peu timbré qui rationne un max les vivres et l’eau (à vrai dire, comment lui en vouloir, c’est un brin logique !). Et puis bizarrement, les seules conserves qu’il a entreposé, ce sont des fayots. Non, il n’aurait jamais pensé à acheter Autre Chose en conserve ? Genre des raviolis pour avoir un peu de viande ?
Et puis, d’un coup, nous avons des hommes en combinaison blanche qui débarquent et enlèvent sans explication la fillette du groupe, et laissent les autres, voir leur tirent dessus. Pourquoi ? Aucune réponse. Pas d’explication, mais le groupe réussit quand même à en buter deux. La fillette est bien enlevée, sa mère hurle à la mort et devient un peu tarée sur les bords.
Le groupe prend les combinaisons étanches des morts, y’en a un qui va sortir avec, histoire de savoir ce qu’il se passe et où est passé la gosse. Bon déjà, la porte est reliée par des tunnels en plastique et même pas dix mètres plus loin, y’a une sorte de labo… pourquoi si près ? Aucune idée. Bref, les gars en combi ont rasé la tête des enfants et les ont mis en hibernation dans l’eau, les gamins ont des patchs sur les yeux mais respirent toujours. Pourquoi ? Aucune explication non plus, mais avec un peu de jugeote, on se dit « on sait que les gars parlent américains, perso, je pense qu’ils essaient d’évacuer les radiations des enfants, histoire de sauver peut-être le futur de l’humanité, enfin de New-York ». Mais bon, dans le groupe, aucun ne pense à ça, surtout pas celui qui est allé dehors. Celui-là sort à la mère que la gamine est morte. Tandis que les gars du dehors vont souder la porte menant à l’extérieur, parce qu’à l’intérieur y’a que des gens qui leur tirent dessus et viennent les infiltrer. Bref, en gros, tout ce passage est parfaitement inutile : aucune explication, aucun développement dessus, on revient à la situation initiale : le groupe est enfermé dans le bunker.

Ah non, y’a plus de gosse à l’intérieur, alors à présent on va mettre du sexe. Bah oui, la mère a décidé maintenant de vendre son corps à celui qui a découpé les corps des cadavres pour les jeter dans les latrines (mais pourquoi ne pas avoir enlevé la planche des latrines pour mettre le corps tout entier dedans) pour pas que ça sente trop mauvais à l’intérieur. Bah oui, forcément, premier pas chez les animaux : la femelle s’offre à un mâle ayant prouvé qu’il était un peu taré pour découper des corps, et l’ennui aidant faut forcément que ça soit sauvage et dépravé…
Et puis bon, on découvre que le concierge, il a une pièce secrète où il conserve la nourriture (ah bon ? Les boîtes de conserve n’apparaissaient pas toutes seules ? C’est logique, ils avaient aperçu les rayons de supermarché avant ?). Résultat, tout le reste du groupe n’est pas content, et comme « il n’y a plus d’espoir dehors, alors on peut être violent voyons ». Donc, y’en a deux qui décident de l’attacher sur une chaise, de le torturer pour qu’il délivre le code (la date du 11 septembre… franchement facile à deviner vu le genre du concierge, ils auraient pu essayer sans lui demander avant…), et lui coupe même le doigt. Vu qu’apparemment ils deviennent tous tarés, le découpeur décide de garder le doigt en pendentif, chouette. Il partage même sa gentille nouvelle esclave sexuelle avec son nouveau pote et là, chouette, on a tous les fantasmes débridés du genre qui arrivent… Cool. Les deux nouveaux chefs passent leur temps à violer, assouvir leur appétit sexuel, frapper, et tout ce que vous pouvez imaginer pour passer le temps. Trop cool. Voilà l’excuse : plus d’espoir dehors (y’en avait déjà vu le temps que la radioactivité met pour s’en aller d’un lieu), alors forcément, les hommes redeviennent des bêtes, et les femmes « faut être gentille avec les hommes, ils voudront du sexe tôt ou tard et faut se mettre à leur disposition ».
Voilà…

On sait comment ça va se finir : il n’y aura qu’un seul survivant (et ce sera la seule autre fille qui aura un tant soit peu conservé sa dignité), elle aussi finira par tuer quelqu’un (égorger l’un des types avec le couvercle d’une boîte de conserve, continuons dans le trash !). Bref, il ne reste qu’une seule combinaison étanche, une sortie…. elle la met, prend des vivres (ce qui est stupide, pour manger il faudra enlever la combinaison étanche qui ne servira donc à rien) et condamne les deux autres survivants pour arriver dans une ville morte avec plein de poussière radioactive, donc elle aussi elle va crever. Donc tout le monde crève, et il valait mieux crever dans l’explosion première : moins de souffrance, moins d’horreur, résultat qui revient au même.

Au final, un film complètement inutile, qui ne met en scène que les pensées les plus trashs de son réalisateur. On en a déjà vu des tas comme ça, ptêt mieux faits d’ailleurs, avec moins d’incohérence (ahah, on devrait en faire une petite liste des incohérences : on est sales mais on a un splendide brushing, les filles sont parfaitement épilées, des muscles qui ne fondent pas du tout alors qu’ils ne mangent absolument pas de protéines, des persos sans cerveau réel…. oui oui, c’est une incohérence qu’ils ne prennent pas deux secondes pour réfléchir… et tant d’autres). Un film qui ne sert à rien et qui m’a valu une mauvaise nuit tellement je déteste la violence, la dépravation et le trash gratuits…

Fuyez !

La Ronce d’Or

La Ronce d’Or
La Ronce d’Or
Parce que ce livre a traîné en longueur et parce que le compte-rendu également (la faute à « je m’endors désormais au bout de dix pages même s’il est 14H » et « j’ai la flemme de dire ce que je pense », un comble vraiment !)

Donc pour commencer ce mini-pavé, la Ronce d’Or est composée de deux volumes, AKA Les Motifs de l’Ombre et la Peinture de Sang, tous deux écrits par J. V. Jones, une auteure qui a de l’avenir dans le domaine de la fantasy, parce que la Ronce d’Or, c’est de la qualité ! (pas comme celui que je lis actuellement…).

Je crois que ce qui fait sa réussite, c’est sa simplicité. Ici, pas de multitude de personnages, pas de multiples intrigues, l’oeuvre prend son temps, si je puis dire. Moins de dix protagonistes principaux, autant dire que c’est assez rare… L’intrigue principale est simple : y’en a un qui a tout simplement décidé de conquérir le monde, et il se trouve qu’il y en a qui ne sont pas très d’accord ! En plus, ce petit tricheur, il ne fait pas tout dans les règles de l’art, et utilise des stratagèmes qui ressemblent à de la magie sombre.

Mais voilà, ce que j’aime dans la Ronce d’Or, c’est que son concept de magie passe par les enluminures, la peinture, les couleurs, les pigments, et l’auteure prend un malin plaisir à tous nous décrire dans les moindres détails comme si justement, elle peignait son tableau elle aussi !

Non, vraiment, c’est du tout bon ce livre, même si comme d’habitude, j’ai fini par pleurer à la fin (ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivée), tout ça à cause d’un bête animal (hey non, peu importe les humains, les animaux, y’a que ça de vrai !)

Bref, si vous voulez lire un peu de fantasy, sans que ça ne dure trop longtemps (à peine deux tomes et pas bien gros avec ça), je vous conseille la Ronce d’Or. Je retiens le nom de l’écrivain, histoire de savoir si ses autres bouquins valent le coup d’oeil aussi !

Au petit matin…

Au petit matin…